Très bel hommage à Jacques-Michel Dunoyer au musée
de Saint-Paul de Vence.
Notre amie Gwendoline nous avait conviée au vernissage de l'exposition-événement à Saint Paul de Vence et à une immersion dans l'univers du peintre : Jacques Michel Dunoyer, son mari.
Dès 17h00 : une foule se pressait devant le Musée de Saint-Paul de Vence et Gwendoline attendait ses invités.
A l'intérieur du musée, une vingtaine d’œuvres ainsi qu’une projection vidéo sur fond musical invitent les amis de Gwendoline à partager le chemin de l’artiste de la contemplation à la «re-création».
Un état d’esprit, mais aussi une œuvre largement inspirée par la nature et la musique de W.A Mozart qui semblait guider le pinceau de Jacques-Michel Dunoyer durant son travail.
Au cours des 35 années de travail, Jacques-Michel a évolué en même temps que sa peinture, au point de réaliser qu’à travers son œuvre «il est ce qu’il veut être, qu’il s’exprime finalement à travers un véhicule authentique». «La satisfaction vient en surpassant la technique, pour se concentrer sur l’essence et non la forme», disait-il. «Son œuvre est à la fois fraîche, innocente, romantique et intellectuelle, sa palette riche et éclatante mais pas agressive pour autant. Dans l’équilibre entre le chaud et le froid, l’ombre et la lumière, l’audacieux et le subtil, repose l’harmonie essentielle à l’impressionnisme de Dunoyer».
L’artiste avait pour coutume de dire : «L’harmonie et l’élévation sont l’essence de la création. J’essaye continuellement de ne pas être spectateur mais une partie intégrale du processus créatif. Il n’y a pas de différence entre l’artiste et la nature si on veut y trouver sa place. C’est en cela que je trouve la joie ultime».
«Mon but est de sublimer ce que j’ai vu dans un paysage, de participer non pas à sa création, ce qui serait prétentieux, mais à sa re-création», disait l’artiste. «J’aspire à rendre l’émotion d’un certain moment, ce que je vois et le sentiment évoqué par un tranquille canal de campagne ou un champ de fleurs».
L’artiste avait pour coutume de dire : «L’harmonie et l’élévation sont l’essence de la création. J’essaye continuellement de ne pas être spectateur mais une partie intégrale du processus créatif. Il n’y a pas de différence entre l’artiste et la nature si on veut y trouver sa place. C’est en cela que je trouve la joie ultime».
Lisa Crawford, The Herald Tribune.
source dossier de presse de l'exposition
Après la visite de l'exposition, nous nous sommes rendus à l’auditorium de Saint-Paul pour les conférences d’Olivier-Henri Sambucchi et Claire Chapelier .
Ces deux personnes ont rendu un hommage vibrant et émouvant au peintre et à l'homme.
Un concert en hommage à l’artiste:
Didier Castell-Jacomin, piano, Liza Kerob (super soliste du Philharmonique de Monaco), violon, Laurence Malherbe, soprano avec projection d’oeuvres sur écran géant ( les morceaux choisis étant ceux sur lesquels peignait l’artiste).Un très très beau moment.
L'hommage le plus poignant a été sans aucun doute, celui de Gwendoline à son mari.
Leur fille, Géraldine a crée un magnifique site internet sur l'oeuvre de son père.
site que je vous invite à visiter.
le magnifique hommage de Claire Chapelier :
JACQUES DUNOYER
L’HOMME
Jacques Dunoyer, tel que je le vois encore, c’est un homme ramassé, dense, d’une densité de l’être.
Un homme qui pèse d’une présence, d’une énergie, d’une force subtile et
toute intérieure.
Son corps, son visage rayonnant,
naturel, laisse vivre la vie, la prend à bras le corps avec un large sourire, pas forcé, les yeux qui scintillent,
petits, brillants, comme les sages orientaux.
Mais tout d’abord Jacques c’est un homme qui se donne : l’amour des autres, l’ouverture, le refus du
conflit.
Il va au devant de l’autre, aime tous ceux avec
qui il entre en contact, cherche ce que l’autre a de plus réel.
Jacques c’est un être de l’essentiel qui crée des liens, des ponts.
C’est un être authentique, chaleureux, généreux, communicatif : un être de bonheur, d’harmonie, de modestie qui a
gardé
quelque chose de l’enfant.
Un homme à la fois simple et très complexe, d’une énergie spontanée et débordante.
Un homme à l’imaginaire intense,
bouillonnant.
Un homme discret, solitaire.
Seul, bien que très entouré. Il a besoin de solitude
pour retrouver ce qu’il a de
plus intime, d’essentiel
: les correspondances entre la nature et son espace intérieur.
Son imaginaire interprète, transforme le monde. Il porte en lui une vision du
paradis, peut-être
perdu, mais qu’il
cherche à recréer par ses contacts
chaleureux, par son accueil dans sa maison, accueil naturel, authentique qui
relève de l’art. Sa femme, Gwendoline,
apporte à ces
rencontres sa chaleur et sa compétence.
Jacques, c’est un homme qui jouit de
tout ce qui l’entoure,
qui embrasse tous les éléments de la terre et qui, grâce à son art, les concentre, en
fait un lieu de recueillement pour ses tableaux.
La nature l’habite, il habite la nature.
Homme d’une
grande sensibilité, c’est cette sensibilité qui se lit dans sa peinture.
Il met sur la toile ce qu’il
ressent : les étendues
naturelles correspondent à son
espace intérieur.
Il peint le paradis, son paradis.
LA PEINTURE
Ses tableaux ne sont pas des
tableaux à déchiffrer mais des tableaux à habiter : des tableaux de
vie calme, sereine, recueillie parmi une nature abondante, riche en couleurs.
Des tableaux, où
souvent au coeur d’une
mosaïque
chromatique, se blottit une petite maison de campagne.
Vision simple qui évoque un lieu de
retraite, un abri paradisiaque protégé par l’abondance naturelle qui reflète l’harmonie de l’homme et de la nature.
Les portes et fenêtres sont à peine esquissées, tous les éléments de la nature : arbres,
fleurs, étangs,
entourent la maison et rassurent. Jouissance et réconfort pour l’oeil et pour l’âme.
Très souvent, il y a un chemin, peut-être synonyme du parcours intérieur du peintre.
Un chemin qui se perd dans une
explosion tachetée de
fleurs sans appellation : de la couleur à l’état pur, manifestation de la vie toujours présente, domestication de l’insaisissable.
Souvent, la nature, la lumière, de grands ciels lointains
se reflètent
dans un étang
comme si la profondeur de l’eau correspondait à la profondeur humaine.
Fusion de l’homme à l’homme, de l’homme à la nature. Harmonie vue et vécue.
Chez Jacques, il ne se trouve pas de
nature construite mais une explosion de touches qui évoque la vie qui se donne, la
vie qui s’écoule
doucement.
Ce sont des images de sérénité, d’harmonie : source de bonheur.
Même la mélancolie des tableaux d’automne, avec ses couleurs chaleureuses, est source de
bonheur.
L’hiver, les arbres, recouverts de fleurs de neige,
donnent corps et présence à un idéal lointain.
La générosité est la constance des tableaux de Jacques. Profusion d’une nature vivante, épanouie, éclatante qui fait du divin
une réalité présente, habitable.
Spiritualité de la nature, mysticisme
naturel. Invitation au voyage qui n’est autre que le parcours du peintre.
Jacques laisse une empreinte forte.
Sa peinture, c’est
toute une expérience
humaine, une ascèse.
Elle se vit, se contemple, se médite… Mais ne se dit pas.
J’ai quand même tenter de dire.


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