vendredi 18 avril 2014

Cracovie-17 Avril 2014

En un peu moins de quatre jours, nous avons pu, sous la houlette d’une jeune femme s’exprimant parfaitement en français, visiter monuments et sites historiques tels que l’ancienne université, la  halle aux draps, la colline du Wawel, des églises, le quartier juif,…
De plus, nous avons pu entendre des ensembles aussi prestigieux que « Les Arts Florissants » au cours de trois concerts au thème inspiré par la semaine sainte, en accord avec le calendrier.
Le dernier de ces concerts a eu lieu dans l’étonnante église souterraine sculptée dans l’ancienne mine de sel de Wieliczka, aux environs de Cracovie.

Le samedi matin, nous avons participé à la traditionnelle bénédiction des paniers de Pâques dont le contenu ( saucisses diverses, harengs, radis noirs, condiment à la betterave, gâteaux,…) est dégusté le lendemain matin c’est-à-dire le jour de Pâques. Nous aussi, avons eu droit à ce petit déjeuner un peu déroutant pour nos papilles…Le reste de la matinée était libre et chacun a pu, selon son souhait, se promener, assister au service au temple ou à la messe à la cathédrale, présidée par le cardinal Dziwisz qui fut le secrétaire de Jean-Paul II.






Le repas de midi dans un restaurant  réputé du centre de la vieille ville permit au groupe de se retrouver pour la dernière fois.

Il faut mentionner le temps particulièrement clément qui a contribué à la réussite de cette escapade à Cracovie. Le seul épisode pluvieux a eu lieu l’après-midi où nous visitions les profondeurs de l’ancienne mine de sel et la couleur du ciel nous importait alors bien peu !




dimanche 13 avril 2014

12 Avril 2014-Vernissage Jacques-Michel Dunoyer

Très bel hommage à Jacques-Michel Dunoyer au musée 

de Saint-Paul de Vence.


Notre amie Gwendoline nous avait conviée au vernissage de l'exposition-événement à Saint Paul de Vence et à une immersion dans l'univers du peintre : Jacques Michel Dunoyer, son mari.

 Dès 17h00 : une foule se pressait devant le Musée de Saint-Paul de Vence  et Gwendoline attendait ses invités.

A l'intérieur du musée, une vingtaine d’œuvres ainsi qu’une projection vidéo sur fond musical invitent  les amis de Gwendoline  à partager le chemin de l’artiste de la contemplation à la «re-création». 
Un état d’esprit, mais aussi une œuvre largement inspirée par la nature et la musique de W.A Mozart qui semblait guider le pinceau de Jacques-Michel Dunoyer durant son travail.


«Mon but est de sublimer ce que j’ai vu dans un paysage, de participer non pas à sa création, ce qui serait prétentieux, mais à sa re-création», disait l’artiste. «J’aspire à rendre l’émotion d’un certain moment, ce que je vois et le sentiment évoqué par un tranquille canal de campagne ou un champ de fleurs»

Au cours des 35 années de travail, Jacques-Michel a évolué en même temps que sa peinture, au point de réaliser qu’à travers son œuvre «il est ce qu’il veut être, qu’il s’exprime finalement à travers un véhicule authentique». «La satisfaction vient en surpassant la technique, pour se concentrer sur l’essence et non la forme», disait-il. «Son œuvre est à la fois fraîche, innocente, romantique et intellectuelle, sa palette riche et éclatante mais pas agressive pour autant. Dans l’équilibre entre le chaud et le froid, l’ombre et la lumière, l’audacieux et le subtil, repose l’harmonie essentielle à l’impressionnisme de Dunoyer». 
L’artiste avait pour coutume de dire : «L’harmonie et l’élévation sont l’essence de la création. J’essaye continuellement de ne pas être spectateur mais une partie intégrale du processus créatif. Il n’y a pas de différence entre l’artiste et la nature si on veut y trouver sa place. C’est en cela que je trouve la joie ultime»


Lisa Crawford, The Herald Tribune. 
source dossier de presse de l'exposition






France3 cote d'Azur parle de l'exposition.



Après la visite de  l'exposition, nous nous sommes rendus à l’auditorium de Saint-Paul pour les  conférences d’Olivier-Henri Sambucchi et Claire Chapelier . 
Ces deux personnes ont rendu un hommage vibrant et émouvant  au peintre et à l'homme.


 Un concert en hommage à l’artiste: 
Didier Castell-Jacomin, piano, Liza Kerob (super soliste du Philharmonique de Monaco), violon, Laurence Malherbe, soprano avec projection d’oeuvres sur écran géant ( les morceaux choisis étant ceux sur lesquels peignait l’artiste).Un très très beau moment.



 L'hommage le plus poignant a été sans aucun doute, celui de Gwendoline à son mari.




La soirée s'est terminée par un cocktail 



Leur fille, Géraldine  a crée un magnifique site internet sur l'oeuvre de son père.
site que je vous invite à visiter.



le magnifique hommage de Claire Chapelier :



JACQUES DUNOYER





LHOMME
            Jacques Dunoyer, tel que je le vois encore, cest un homme ramassé, dense, dune densité de l’être.
            Un homme qui pèse dune présence, dune énergie, dune force subtile et toute  intérieure.
            Son corps, son visage rayonnant, naturel, laisse vivre la vie, la prend à bras le corps avec un large sourire, pas forcé, les yeux qui scintillent, petits, brillants, comme les sages orientaux.

            Mais tout dabord Jacques cest un homme qui se donne : lamour des autres, louverture, le refus du conflit.
            Il va au devant de lautre, aime tous ceux avec qui il entre en contact, cherche ce que lautre a de plus réel.
            Jacques cest un être de lessentiel qui crée des liens, des ponts.

            Cest un être authentique, chaleureux, généreux, communicatif : un être de bonheur, dharmonie, de modestie qui a gardé quelque chose de lenfant.

            Un homme à la fois simple et très complexe, dune énergie spontanée et débordante.
            Un homme à limaginaire intense, bouillonnant.
            Un homme discret, solitaire.
            Seul, bien que très entouré. Il a besoin de solitude pour retrouver ce quil a de plus intime, dessentiel : les correspondances entre la nature et son espace intérieur.
           
            Son imaginaire interprète, transforme le monde. Il porte en lui une vision du paradis, peut-être perdu, mais quil cherche à recréer par ses contacts chaleureux, par son accueil dans sa maison, accueil naturel, authentique qui relève de lart. Sa femme, Gwendoline, apporte à ces rencontres sa chaleur et sa compétence.

            Jacques, cest un homme qui jouit de tout ce qui lentoure, qui embrasse tous les éléments de la terre et qui, grâce à son art, les concentre, en fait un lieu de recueillement pour ses tableaux.

            La nature lhabite, il habite la nature. Homme dune grande sensibilité, cest cette sensibilité qui se lit dans sa peinture. Il met sur la toile ce quil ressent : les étendues naturelles correspondent à son espace intérieur. Il peint le paradis, son paradis.




LA PEINTURE
            Ses tableaux ne sont pas des tableaux à déchiffrer mais des tableaux à habiter : des tableaux de vie calme, sereine, recueillie parmi une nature abondante, riche en couleurs.

            Des tableaux, où souvent au coeur dune mosaïque chromatique, se blottit une petite maison de campagne.
            Vision simple qui évoque un lieu de retraite, un abri paradisiaque protégé par labondance naturelle qui reflète lharmonie de lhomme et de la nature.
            Les portes et fenêtres sont à peine esquissées, tous les éléments de la nature : arbres, fleurs, étangs, entourent la maison et rassurent. Jouissance et réconfort pour loeil et pour l’âme.

            Très souvent, il y a un chemin, peut-être synonyme du parcours intérieur du peintre.
            Un chemin qui se perd dans une explosion tachetée de fleurs sans appellation : de la couleur à l’état pur, manifestation de la vie toujours présente, domestication de linsaisissable.

            Souvent, la nature, la lumière, de grands ciels lointains se reflètent dans un étang comme si la profondeur de leau correspondait à la profondeur humaine.
            Fusion de lhomme à lhomme, de lhomme à la nature. Harmonie vue et vécue.
           
            Chez Jacques, il ne se trouve pas de nature construite mais une explosion de touches qui évoque la vie qui se donne, la vie qui s’écoule doucement.
            Ce sont des images de sérénité, dharmonie : source de bonheur.

            Même la mélancolie des tableaux dautomne, avec ses couleurs chaleureuses, est source de bonheur.
            Lhiver, les arbres, recouverts de fleurs de neige, donnent corps et présence à un idéal lointain.

            La générosité est la constance des tableaux de Jacques. Profusion dune nature vivante, épanouie, éclatante qui fait du divin une réalité présente, habitable.
            Spiritualité de la nature, mysticisme naturel. Invitation au voyage qui nest autre que le parcours du peintre.


            Jacques laisse une empreinte forte. Sa peinture, cest toute une expérience humaine, une ascèse. Elle se vit, se contemple, se médite Mais ne se dit pas.

            Jai quand même tenter de dire.

mardi 1 avril 2014

29 Mars 2014-Soirée poésie.

Merveilleuse soirée «  poésie «  chez Gwendoline.

Fariba Hachtroudi, journaliste, auteure Franco-Iranienne très engagée dans le combat de la libération des femmes, nous a lu des poèmes issu de son premier recueil de poésies Abysses.


"Oublie
La tache sur l’aile du papillon
C’est ma douleur qui se colore
Bleu cobalt violet vermeil
Une larme qui de l’œil chagrin 
Bruine au creux de mes seins 
L’empreinte de ta bouche."

Elle était accompagnée d'une jeune musicienne guitariste et pianiste qui a mis les poèmes de Fariba en musique. Sa voix cristalline accompagnée de sa guitare  a vraiment charmé l'auditoire.
Un pur moment de bonheur ..



J'aimerai savoir écrire des poèmes afin de remercier Gwen d'avoir organisé cette belle soirée littéraire et musicale.

Quelques mots sur Abysses.
Ce livre n’est pas seulement un livre de poèmes et d’encres. Abysses est dans la continuité du combat mené par Fariba Hachtroudi dans ses romans et essais publiés depuis 1991. Son combat contre l’intégrisme de tous bords.
Fariba Hachtroudi nous offre ses poèmes
Anne Cotrel ses encres







Le corps de la femme est un sujet tabou depuis des millénaires que ce soit sous l’inquisition avec le traitement des femmes considérés comme « sorcières », ou aujourd’hui avec les orthodoxes juifs, les intégristes chrétiens ou islamistes qui prennent pour cible première la femme dans son intégrité. Disposer de son corps, c’est disposer de son être. 
Voiler une femme, l’exciser ou la dénuder au contraire pour vendre des objets revient au même déni de l’individu Femme.
Dans la grande tradition de la poésie persane - la poétesse Forough Farrokhzad a chanté le plaisir et l’amour chevillé au corps dans les années soixante. Le combat contre l’intégrisme via l’art est à la pointe dans les pays musulmans
Ce livre avec ses poèmes et encres très sensuelles va dans ce sens.
Source: Site de Fariba Hachtroudi, que je vous conseille vivement de lire.
http://www.faribahachtroudi.fr