L'exposition permanente du Mucem
La Galerie de la Méditerranée :
Quatre faits de civilisations sont proposés comme singularités des sociétés méditerranéennes, depuis l’époque du Néolithique jusqu’à aujourd'hui.
On y découvre une grande variété d’objets et d’œuvres d’art issus en partie des collections du musée, qui bénéficie également d’un grand nombre de prêts généreux de la part d’institutions françaises et étrangères.
Des objets du quotidien y alternent avec des objets d’art, témoins d’usages et de croyances passés et contemporains. Un grand nombre d’œuvres graphiques, dessins, estampes, toiles peintes, icônes et peintures sous verre sont présentés comme autant de supports ou d’illustrations de faits de sociétés.
Le parcours est jalonné par des créations de toutes périodes, depuis les figurines du Néolithique jusqu’aux œuvres contemporaines, représentatives des questions de société les plus actuelles.
Cette visite est l’occasion de comprendre comment sont nées les spécificités culturelles de ce bassin de civilisations.
NAISSANCE DE L’AGRICULTURE ET INVENTION DES DIEUX
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| SAKIEH |
La première des singularités proposées dans la Galerie est l’agriculture méditerranéenne. Celle-ci est apparue il y a 10 000 ans, lorsque les hommes ont achevé la domestication de certaines espèces animales et variétés végétales, et lorsqu’ils ont commencé à croire en l’existence de divinités régissant leur univers agricole.
La présentation de matériel agricole, de figures religieuses et d’œuvres d’art doit mettre en avant l’importance de la culture du blé.
Celle-ci est l’un des fondements des civilisations méditerranéennes, à côté de celles de la vigne et de l’olivier et de l’élevage de troupeaux transhumants. La délicate question de l’eau douce sera également abordée, articulée autour de la présence d’une sakieh égyptienne, imposant dispositif d’irrigation pluriséculaire.
photos pains ect ..........
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| Pains |
JÉRUSALEM, VILLE TROIS FOIS SAINTE
La deuxième singularité est le monothéisme, ou culte d’un dieu unique, présenté à travers l’exemple significatif de Jérusalem.
Cette ville est considérée comme un lieu saint par les trois religions monothéistes qui se sont développées, d’abord, dans les pays riverains de la Méditerranée orientale : judaïsme, christianisme et islam.
Cet exemple permet d’aborder, à travers des objets de culte et une abondante iconographie religieuse, certains des lieux, pratiques et croyances les plus importants de ces trois confessions : la figure des prophètes et messies, les livres saints, la prière, le pèlerinage et les conceptions de l’au-delà.
La troisième section de la Galerie souhaite questionner la notion de citoyenneté dans les sociétés méditerranéennes et européennes, depuis la démocratie athénienne jusqu’à la défense contemporaine des Droits de l’homme et du citoyen.
Le visiteur y effectue quelques étapes choisies dans l’histoire sinueuse de ces conceptions politiques et sociales, entre la citoyenneté antique vue comme un privilège et l’idéal, hérité des Lumières en Europe, qui veut que tout homme est un citoyen jouissant de droits inaliénables.
La quatrième et dernière singularité est une invitation au voyage.
Les outils des explorations maritimes y succèdent à des trésors luxueux et exotiques, rassemblés en un cabinet de curiosités moderne. Ils racontent comment la fascination des rivages lointains, de la Méditerranée et de l’Orient, a poussé les hommes à surmonter les risques du voyage, lors d’expéditions commerciales ou en villégiature.
Cette fascination construit et conforte en même temps une image rêvée et artificielle de la Méditerranée, qui conclut la Galerie et est développée dans l’exposition temporaire « Le Noir et le Bleu. Rêves de Méditerranée ».
Source site du Mucem, photos Mucem et privées