PEINTRE MYTHIQUE D'ANTIBES puisqu'il a choisi d'y finir sa vie tragiquement, après quelques mois dans son atelier où la confrontation avec sa solitude existentielle lui fut fatale.
Notre guide, Anne BAUDIER, guide interprète ,français,anglais,allemand, nous montra avec compétence combien les traumatismes de l'enfance et de l'adolescence du peintre, suivis de la perte de son premier amour , Jeanne, que lui avait présenté son ami le poète, René Char, explique toute la problématique de son œuvre.
Sa recherche de la forme abstraite résumant l'essentiel d'une émotion se trouve dans cette phrase d'un courrier adressé à René Char:
"Moi, je suis corps et âme devenu un fantôme qui peint des temples grecs et un nu si adorablement obsédant ,sans modèle , qu'il se répète et finit par se brouiller de larmes"
Anne BAUDIER, nous démontra à travers l'évolution picturale de N.de Stael ,qu'il n'y a pas d'un côté, l'abstrait et de l'autre, le figuratif.
Il y a des styles d'abstraction qui sont autant de voies de communication avec cette signifiance insignifiable que la réalité EST. Ce qui décide de l'abstraction, c'est le régime de la forme.elle peut être Gestalt ou Gestaltung,structure arrêtée ou forme en formation.
Le problème était pour lui un problème d'inspiration et d'exécution mêlées ,et pas du tout un probleme de conception.Donc, d'abord de l'ETRE ,ensuite de la FORME, pour que la peinture devienne cette substance conciliant la double réalité du monde et de l'être.
Vivre, pour N.de Staël, c'était défendre une forme.
Après l'exposition un déjeuner au MichelAngelo
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